"Ad Augusta per Angusta" *

Norbert CASTERET

Spéléologue français (1897 - 1987)

Norbert CASTERET a surtout exploré les sites spéléologiques des Pyrénées. Il a reconnu la source de la Garonne, dans la Maladeta (1931), et exploré des abîmes profonds : gouffre Martel (Ariège) en 1935, la Henne-Morte en 1947, la Pierre-Saint-Martin en 1952 et 1953...

Cette citation du dictionnaire Larousse est évidemment très incomplète. En réalité, la carrière de ce grand explorateur, aventurier et aventureux, couvre une période d'une cinquantaine d'années: de 1920 à 1970 environ.

* "vers de grandes choses par des voies étroites" (devise de Norbert CASTERET)

 

1946-1951

En 1946, à la fin de la guerre et après la Libération, Norbert CASTERET remet ça à la Henne Morte, épaulé par le Spéléo Club de Paris dirigé par Félix TROMBE.

En 1947, enfin, ils atteignent le fond du gouffre, à une profondeur de -446 mètres, ce qui en fait alors le gouffre le plus profond de France. Norbert CASTERET fête ses 50 ans durant l'expédition.

En 1948, il visite en compagnie del'abbé Dominique CATHALA et de Louis MEROC la grotte d'Aldène (Herault), repaire de la hyène des cavernes avec de nombreuses empreintes humaines de l'époque aurignacienne.

En 1950, au Goueil di Her, Norbert CASTERET alors agé de 53 ans tente un nouvel essai de plongée du siphon en apnée et en solitaire.

La même année, Norbert CASTERET, accompagné de ses filles Maud et Gilberte, errent dans les étendues désertiques et les lapiaz, en Espagne, derrière le Cirque de Gavarnie. Après avoir visité la Grotte Casteret, ils explorent systématiquement les trous qui se trouvent au pied des barres rocheuses, sous la Tour du Marboré. Successivement, ils découvrent une, puis cinq grottes entièrement glacées, à environ 2700 mètres d'altitude. Ce sont de très belles grottes, avec de belles concrétions de glace, mais très hostiles, et pour tout dire assez terrifiantes.

maud

En 1951, Norbert CASTERET est en Dordogne, avec ses enfants Raoul et Maud. Ensemble, ils visitent la grotte de Bara Baou, déjà connue. Très vite, Maud découvre une première gravure préhistorique, suivie de plusieurs autres: chevaux, aurochs, bisons etc…, authentifiées  par la suite par l'Abbé BREUIL.

La même année, dans la grotte de Tibiran, pourtant bien connue de Norbert CASTERET, il découvre  encore une jolie gravure représentant un cheval, une tête de bouquetin, un ours dont la tête et les pattes sont des reliefs naturels, des empreintes de mains négatives ocresaux doigts mutilés.

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