1926-1929

Le 25 juin 1926 une petite caravane quittait le village de Gavarnie, perché à 1370 mètres d'altitude, et cheminait sur le sentier, long de cinq kilomètres, qui relie le village au célèbre cirque. La cordée était composée d'Elisabeth, de Norbert et de son frère Martial ainsi que leurs mère ; l'objectif : l'ascension du Mont Perdu et, accessoirement, la recherche de grottes ou de gouffres, toujours possibles dans un massif exclusivement calcaire. "Les promeneurs avec lesquels on a cheminé de conserve depuis le village sont en droit de se demander s'il est bien utile de porter des chaussures spéciales, des sacs rebondis et des piolets pour visiter le cirque de Gavarnie. Nous allons escalader les parois du cirque par les échelles de Sarradets". Pris dans une tempête et transis par la neige qui tombe, ils se réfugient versant espagnol dans une minuscule grotte baptisée "Villa Gaurier", du nom du glaciologue qui la découvrit en 1906 et en référence avec la fameuse Villa de Russel. Dans ses mémoires, Casteret nous rappelle que six skieurs toulousains y passèrent six nuits en hiver 1923, bloqués par le mauvais temps, (sans que la presse ne se déchaîne).

casteret 1

casteret 2

Le lendemain, depuis le col des Isards, Casteret repère quelque chose qui ressemble à un porche de caverne. Evidemment, il s'y rend pour vérifier et découvre effectivement un porche d'environ trente mètres de large qui permet l'accès à un décor parmi les plus étranges et les plus rares : un lac glacé et, au-delà, venait des entrailles de la montagne, un fleuve de glace horizontal, de vingt à trente mètres de large. Mal équipé, le groupe poursuivra vers le Mont-Perdu mais Norbert Casteret et son épouse reviendront un mois plus tard pour effectuer l'exploration et la traversée de cette grotte. A cette occasion, il découvrira également les grottes du Marboré qu'il reviendra visiter en juillet 1950 et qu'il appellera les Grottes des Isards.

La découverte de la grotte glacée de Gavarnie, la plus haute connue, eut un certain retentissement dans la presse, mais surtout dans le monde des alpinistes. Le comité scientifique du Club Alpin Français, vivement intéressé, attacha le nom de son inventeur à cette extraordinaire caverne qui devint la Grotte Glacée Casteret.

En mai 1927, il explore la rivière souterraine de Juzet d'Izaut (Haute-Garonne) sur environ 1 kilomètre, mais s'arrête devant un siphon  qui sera franchi, plusieurs années après, par des spéléos super équipés. Ce siphon sera suivi de six autres obstacles identiques.

En 1928, Norbert CASTERET entame sa première campagne spéléologique dans lemassif de la Maladetta sur le versant espagnol des Pyrénnées,destinée à résoudre le problème de la source de la Garonne. Il explore plusieurs cavités dont les grottes de l'Escaleta et du Toro.

maladetta

La même année,Norbert CASTERET explore après desobstruction jusqu'à -35m, à la corde lisse, le puits de Ger (Aspet).

En septembre, dans la grotte de Girosp, Norbert CASTERET et sa femme découvrent une quantité considérable d'ossements humains d'adultes et d'enfants, restes probables des victimes de Pompée, général romain qui faisait emmurer et enfumer dans des grottes les malheureux gaulois tombés en son pouvoir.

girosp

En 1929, dans la grotte d'Alquerdi, au Pays Basque espagnol, Norbert CASTERET découvre des gravures magdaléniennes: chevaux, bisons…


alquerdi

Il mène également une deuxième cmpagne dans la Maladetta. Après desobstruction, il progresse de 410 mètres dans la grotte de l'Escaleta (Aragon).

Il procède également à la desobstruction de la grotte de Gouillou (Haute-Garonne).

Copyright 2017 - Gilberte CASTERET / Tous droits reservés

une réalisation  WATOOWEB