1922/1924

 

En 1922, alors qu'il a quelques années d'expérience spéléologique dans les cavités pyrénéennes, Norbert Casteret s'engage dans la galerie d'une résurgence située au village de Montespan (Haute-Garonne). 

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Selon les déclarations des villageois, après une soixantaine de mètres la galerie est totalement inondée. Casteret parvient en effet à un siphon qu'il parvient à franchir en se risquant à plonger en apnée, sans éclairage, avant de faire aussitôt demi-tour. Le lendemain, il est de retour dans la galerie avec des allumettes et plusieurs bougies de réserve gardées à l'abri de l'eau, franchit de nouveau le siphon puis plus loin un second, mettant au jour le parcours souterrain de la rivière sur 1 500m jusqu'à approcher sa perte en amont, toutefois infranchissable.

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Un an plus tard, en 1923, accompagné d'un camarade, Henri Godin, il explore de nouveau la cavité. Dans une galerie sèche, il met au jour un silex taillé, ce qui lui indique que la grotte a été occupée par des hommes préhistoriques ; un outil abandonné si loin sous terre indique probablement que la cavité a été utilisée pour l'art pariétal. En effet, les deux explorateurs ne tardent pas à découvrir des statues moulées en argile, ainsi que des gravures.

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Accompagné du Dr CAPITAN du Collège de France, du Professeur SOLAS, de l'Université d'Oxford, de l'abbé BREUIL... il visite la grotte pour faire part de sa découverte.

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Celle-ci a un écho considérable tandis qu'à l'époque seules sont connues deux statuettes de bisons mises au jour en 1913 par le comte Begouen au Tuc d'Audoubert (Ariège). La grotte de Montespan comporte une trentaine de représentations d'animaux en argile : chevaux, lions, ainsi qu'un corps d'ours des cavernes acéphale dont la tête est formée par un crâne d'ours. Ces statues comportent de nombreuses traces de sagaies. Une cinquantaine de gravures sont présentes sur les murs de la cavité. Tous ces vestiges sont rapportés au Magdalénien (-20 000 ans).

Norbert CASTERET relate cette découverte en 1933 dans son premier ouvrage Dix ans sous terre.

En 1924, il découvre l'oppidum gallo-romain de Calagurris à Saint-Martory.

 

 

 

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