1934-1938

En juin 1934, Norbert et Elisabeth CASTERET partent au Maroc. La ville de Taza a chargé Norbert CASTERET d'explorer le Djebel Messaoud et la Daïa Chikker. Pendant quarante-cinq jours ils vont, sans se lasser, sonder les avens et les grottes susceptibles d'être exploités pour attirer les touristes dans cette région du Moyen Atlas, et aussi pour trouver une solution valable à l'angoissant problème de l'approvisionnement en eau de la ville de Taza.

Les principales cavités explorées sont le Kef Friouato (- 125 m), le Kefel Sao (- 144 m), l'Ouled Ayad (- 117 m) etla grotte du Chiker.

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La même année, il explore le puits de Boucou à Sauveterre (Haute-Garonne) avec Madame ARTIGUE et Jean LACROIX jusqu'à - 123 mètres.

Il explore ensuite le puits de Pène Toue (- 55 m) et le puits de la Passade (- 20 m) à Ourde (Hautes-Pyrénées).

Lors d'une nouvelle exploration de la grotte de Labastide, Norbert CASTERET franchit le siphon terminal en apnée.

Il explore sur 1 400 mètres la grotte de Peillot à Cazavet (Ariège).

En compagnie d'Elisabeth, Norbert CASTERET escalade cinq cascades dans la Cigalière, gagnant ainsi 46 mètres en hauteur.

Il atteint ensuite - 225 mètres dans le gouffre Martel.

Il atteindra finalement le fond de ce gouffre à - 303 mètres en 1935, ce qui sera considéré à l'époque comme la plus profonde cavité de France.

C’est également en 1935 que Norbert CASTERET se rend à Angoulême où lors d’un Cercle littéraire de la ville un colonel qui se pique de radiesthésie lui remet une lettre qui le laisse presque sans voix. « Les eaux de la Touvre, découvre-t-il ébahi, viennent de la Scandinavie »… Le 6 janvier suivant Norbert CASTERET donne son accord pour explorer la Touvre. Voilà comment nous devons une grande partie des recherches et études sur la Touvre à Norbert CASTERET.

En 1936, il descend dans les gouffres basques d'Utciapa et de Heyle (verticale de 150 mètres) avec Max COSYNS et Vander ELST.

Il découvre des prolongements dans la grotte de Barouty ou nouvelle grotte du Quéroy (Charente). Ilexplore le Pont de Gerbaut (réseau Trombe) jusqu'à - 100 mètres avec Robert de JOLY.

Il procède cette année là au premier baguage de Chauves-souris dans la grotte des Tignahustes (Haute-Garonne).

Il explore également la grotte de Houaliech, vaste grotte, intéressante et variée, dans la région de Cagire (Haute Garonne). Juste à côté, le gouffre de Houaliech, au fond duquel  Norbert CASTERET découvre un ossuaire animal, véritable charnier composé de charognes, malheureuses bêtes  jetées là, malades ou blessées, par des paysans ignorants. Norbert CASTERET s'y blessera à la main et y récoltera un phlegmon dont les suites le gêneront toute sa vie.

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En 1937, Norbert CASTERET explore, en compagnie de Joseph DELTEIL, menuisier à Foix, la  grotte de Labouiche, près de Vernajoul, en Ariège, déjà connue, et que l'on désire exploiter pour le tourisme. Il remonte la rivière souterraine sur 3 500 mètres environ et s'arrêtera devant un siphon. Exploration dure et fatigante.

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En 1938, avec Élisabeth, et son ami Germain GATTET, Norbert CASTERET découvre et explore le gouffre grotte d'Esparros, dans les Baronies (Hautes Pyrénées). Tous trois vont  parcourir la plus belle, la plus fabuleuse grotte à concrétions jamais vue jusqu'à ce jour. Cette exploration durera plusieurs mois, avec chaque fois de nouvelles trouvailles, déclenchant l'admiration et l'enthousiasme de nos héros.

 

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Il fini l'exploration de la Cigalière à + 170 mètres environ.

 

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